10.6 Pendant le peu de temps libre

À la maison, Luciano était « allergique et intolérant » aux tâches ménagères. Il aimait l'accueil, le chaleur de la table, il aimait célébrer les anniversaires, être avec ses proches, tous ensemble. Mais quand il s'asseyait à table, il ne voulait plus être dérangé ni même se lever. L'idée même de devoir se relever pour prendre quelque chose l'agaçait. Et comme il se fâchait ! Il invoquait même les saints du ciel et se justifiait avec sa phrase classique : « O r’è per motivé Nossgnor a fé mej » (Je le fais pour motiver Notre-Seigneur à faire mieux). Comme pour dire, je le fais pour motiver ceux qui font le travail à le faire toujours au mieux...
« Pendant le peu de temps libre, – précise Mariuccia – c'était un homme d'habitudes et il savait se ménager des moments de divertissement. Ces derniers temps, le dimanche, par exemple, de bon matin il rejoignait au bar son ami Roberto Vezza, l'œnologue des années de travail chez Marchesi di Barolo. Avec lui, il a toujours gardé un lien très fort. Ils se retrouvaient régulièrement, discutaient pendant une petite heure et puis, avant de rentrer, Luciano achetait la Settimana Enigmistica, son passe-temps pour l'après-midi, surtout pendant les saisons froides. Le dimanche, il aimait aussi assister à la messe à la télévision. C'était un grand admirateur du Pape François, qu'il appréciait pour ses paroles et pour les messages qu'il savait offrir à ceux qui l'écoutaient ».
Et il y avait une autre « intolérance allergique » de Luciano : malheur à celui qui lui demandait de faire les courses ! La seule pensée l'agaçait déjà. Pour se justifier, il disait qu'il n'en était pas capable.
Même pendant son temps libre, il était réservé, il n'aimait pas la confusion. Il n'aimait pas les commérages. Au contraire, les bavardages l'agaçaient beaucoup. S'il y était entraîné, il s'en sortait rapidement par une excuse et changeait de sujet ou de lieu.
Même si la gestion de l'entreprise lui prenait beaucoup de temps, il savait se réserver un espace pour la lecture. Il lisait les revues spécialisées et divers quotidiens afin d'avoir une vision complète des événements mondiaux, qu'il complétait ensuite en suivant des programmes et des débats télévisés.
Il aimait aussi aller au cinéma à Alba ou encore plus à Bra. Et il le faisait volontiers surtout s'il pouvait y emmener ses petits-enfants. « Ah, ses petits-enfants ! – se souvient Mariuccia – Ils étaient la prunelle de ses yeux. Avec eux, il passait volontiers du temps et ne manquait aucune occasion de comprendre leurs rêves, de lire dans leurs pensées et de deviner leurs projets, tout en faisant tout son possible pour les encourager à bien faire et à poursuivre leur croissance. Avec Stefano en particulier, il entamait de longues discussions. Ils parlaient de politique et d'actualité et ne s'arrêtaient jamais ».
Pour l'habillement et les choses de la maison, Luciano était resté fidèle aux principes familiaux. On disait autrefois « Qui plus dépense, moins dépense », en référence à l'achat de vêtements, de chaussures et d'autres articles. L'invitation était de préférer la qualité au prix. Dans les limites du raisonnable, bien entendu. Il est resté ainsi : il n'aimait pas avoir les armoires pleines de choses. Il achetait l'essentiel, mais ce qu'il achetait devait lui plaire et être vraiment bien fait.
Il savait apprécier les belles choses. Et pas seulement pour l'habillement. Les objets pour la maison, les meubles, la décoration, les accessoires, les lampes aussi. Tout devait être à la hauteur de ses attentes. Il avait une passion particulière pour les chaussures. Pour celles-là, il pouvait même exagérer et en acheter quelques paires de plus que nécessaire.
« À sa manière, – conclut Mariuccia – Luciano était un homme complet, avec qui l'on se sentait bien. Il était jovial juste ce qu'il fallait et respectueux de tout et de tous. Si quelqu'un avait besoin d'aide, il se mettait en quatre pour l'aider, mais il le faisait avec discrétion. Il savait apprécier et se faire apprécier. Et il est resté ainsi jusqu'à la fin, fidèle à sa manière d'être un paysan qui sait apprécier ce qu'il a et qui ne fait pas de faux-semblants pour avoir ce qu'il sait ne pas pouvoir se permettre. Il a vécu sa vie avec plénitude, avec ses certitudes et sans regrets ».

10.1
Réservé oui, mais certainement pas bourru - les souvenirs de Mariuccia

Réservé oui, mais certainement pas bourru

Jeune, Luciano était très réservé, peut-être même un peu timide, ce qui le faisait paraître fuyant. C'était une attitude qui désorientait et donnait l'impression qu'il était une personne difficile à impliquer.

10.2
Faire le vin comme il l'aimait - les souvenirs de Mariuccia

Faire le vin comme il l'aimait

La vigne et le vignoble occupaient une place privilégiée dans le cœur de Luciano. Et ce, depuis son plus jeune âge.

10.3
Luciano était un fin gourmet - les souvenirs de Mariuccia

Luciano était un fin gourmet

À table, il avait une grande passion pour la cuisine des Langhe, mais sans excès. Luciano était terriblement intéressé par la cuisine et était aussi un fin gourmet.

10.4
La montagne, une vraie passion - les souvenirs de Mariuccia

La montagne, une vraie passion

Venons-en au thème "sport". On ne peut pas dire que Luciano avait des préférences particulières. Il n'était pas fan d'une équipe en particulier, mais – si l'occasion se présentait – il regardait volontiers un match de football à la télévision.

10.5
De nombreux moments mémorables - les souvenirs de Mariuccia

De nombreux moments mémorables

La vie de Luciano a été jalonnée de nombreux moments agréables, de nombreuses occasions qui l'ont ému.

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et la famille qui en préserve l’héritage.

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